les coups de coeur

LE COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE DU 26 JUIN au 2 JUILLET 2017

Comme elle est belle...


« Dieu est comme le kiné : il nous pousse à faire des choses impossibles mais il nous tend aussi les bras pour pouvoir les faire ! » Ainsi s’exprime un résident, accueilli à la Fondation John Bost, dans le sud-ouest de la France. Ce recueil magnifique, à la belle mise ne page soignée, réunit les réflexions de personnes souffrant de handicap physique ou mental et qui, comme chacun d'entre nous, se posent des questions essentielles sur le sens de la vie, sur Dieu, sur les peurs qui nous habitent, sur la relation à l'autre. Au fil des pages, des textes, des photos on rencontre des personnes formidables… On découvre aussi le travail essentiel des trois aumôniers accompagnant les 1650 personnes soignées dans cette Fondation. Les citations d'auteurs (Dietrich Bonhoeffer, Marc Alain Ouaknine, René Char,  Lytta Basset, Marcel Proust, entre autres...) qui émaillent le livre sont autant de pépites à méditer.
Comme elle est belle (aux éditions Olivetan)... est bien sûr disponible au prêt à la Médiathèque protestante !

LE COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE DU 12 au 18 JUIN 2017

Pour 2017, du biblique, du théologique, de l'hymnologie...

Je suis revenue de l'Assemblée générale de la Fédération luthérienne mondiale avec pas mal de doc en français : du biblique, du théologique, du liturgique, des chants, de tous les pays et sur la thématique : Libres par la grâce de Dieu - Le salut n'est pas à vendre ; les humains ne sont pas à vendre ; la création n'est pas à vendre. Avis aux pasteurs amateurs (et aux laïcs !), ils sont en prêt à la médiathèque protestante.
Et comme je suis partie quelques jours après au synode national de l'EPUdF, j'ai aussi rapporté des brochures ou des documents utiles !
Quant à la Fédération protestante de France, elle a récemment publié un ouvrage sur le lien fédératif (travail conduit par Valérie Duval Poujol et Christian Krieger).
Bref, rien à emmener à la plage, mais de quoi nourrir les semaines d'été plus calmes et propices pour préparer la rentrée.

LE COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE DU 29 MAI AU 4 JUIN 2017

HIRAKI un film de Naomi Kawase, prix du jury oecuménique de Cannes

Le prix du Jury œcuménique du festival de Cannes 2017 a été décerné à "Hikari" (Vers la lumière) de Naomi Kawase
Une jeune femme, Misako, rend les films accessibles aux aveugles grâce à l’audio description. Ce film de grande qualité artistique nous invite par sa poésie à regarder et écouter plus attentivement le monde qui nous entoure. Il nous encourage au dialogue et à l’accueil de l’autre.
Hikari nous parle de responsabilité, de résilience, d’espoir, de la possibilité, même pour ceux qui sont dans l’obscurité, d’apercevoir la lumière.
Le film sortira dans les salles en France le 20 septembre 2017.
En attendant, vous trouverez les DVDs d’autres prix œcuméniques en prêt à la Médiathèque protestante !

Présent à Cannes depuis 1974, le Jury œcuménique est invité par le Festival à remettre des prix et des mentions spéciales à des films de la compétition officielle. Ses six membres, issus de cultures et de pays différents et renouvelés chaque année, sont compétents dans le domaine du cinéma comme journalistes, critiques, théologiens, chercheurs, enseignants... Ils se réunissent à diverses reprises durant le Festival, analysent, commentent les films et délibèrent en toute indépendance.
Le Jury œcuménique propose un regard particulier sur les films. Il distingue des œuvres de qualité artistique qui sont des témoignages sur ce que le cinéma peut nous révéler de la profondeur de l’homme. Il attire l’attention sur des œuvres aux qualités humaines qui touchent à la dimension spirituelle de notre existence, telles que justice, dignité de tout être humain, respect de l’environnement, paix, solidarité, réconciliation... Ces valeurs de l’Évangi sont aussi largement partagées dans toutes les cultures.
Cette année, le jury œcuménique était présidé par Denyse Muller, pasteure française.

Pour voir la remise du prix : https://www.youtube.com/watch?v=v4yjx1dl1QM

Le coup de soeur de la semaine du 22 au 28 mai

Culottées – un album en deux tomes par Pénélope Bagieu

On ne présente plus cette BD qui est un recueil de vies de femmes « qui ne font que ce qu’elles veulent » tant elle a déjà fait de bruit lors de sa sortie. On nous donne à lire et à voir les destins d’une dizaine de femmes illustres dans un joyeux mélange d’illustres personnages et d’illustres inconnues. Leur point en commun : elles se sont toutes soulevées contre un ordre préétabli – souvent masculin – et ont toutes pris en main leur destin en devenant actrices de leur vie. Somme toute, ce sont des femmes « protestantes » au sens premier du terme, qui marquent leur opposition en décidant de réformer les pensées.
Qu’on ne s’y trompe pas : cette BD n’a pas pour vocation de réparer une injustice qui demeure entre l’homme et la femme, bien que sont côté féministe soit indéniable, elle est plutôt un appel à la remise en question de ce qui est établi, comme une exhortation à toujours rester vigilant contre ce qui nous semble acquis.

Le coup de coeur de la semaine du 15 au 21 mai

L'autre Dieu de Marion Muller-Colard

L’autre Dieu est un texte très riche, car Marion Muller-Colard s’appuie sur son expérience personnelle et sur une relecture spirituelle du livre de Job pour livrer au lecteur toute une réflexion sur la vie, sur la souffrance, sur la maladie. Elle a été pasteur en milieu hospitalier et a accompagné des hommes et des femmes qui, atteints par la maladie, ont vu leurs repères s’écrouler sans comprendre, en y voyant une forme d’injustice, en remettant parfois en cause l’existence d’un Dieu.
C’est à ces considérations que Marion Muller-Colard souhaite apporter une forme de réponse en partant en quête d’une autre foi, qui ne serait plus fondée sur l’assurance illusoire d’être mis à l’abri du sort et des aléas. Elle invite le lecteur à croire autrement, en un « autre Dieu », qui ne serait pas un enclos nous mettant à l’abri du malheur, mais la source de toute vie, et de son renouvellement.
C’est une lecture qui nous enrichit, tant sur le plan philosophique que religieux, car elle soulève des questions que tout homme peut être amené à se poser à un moment de sa vie et y apporte une forme de réponse, qui nourrit notre réflexion personnelle et contribue à construire notre foi.

Le coup de coeur de la semaine du 8 au 14 Mai 2016

LE CV DE DIEU

Un petit roman au titre intrigant, et au contenu tout aussi déroutant ! Dieu y est mis en scène, sous les traits d’un vieillard barbu. Il a fini le ciel, la terre, les animaux, l’homme, et désormais il s’ennuie. Il lui faut d’urgence de nouveaux projets, et il prend alors une décision incongrue : celle de descendre sur terre pour chercher un travail. Le roman relate alors les échanges entre Dieu et un recruteur, qui en profite pour pointer du doigt les défauts de son CV. Jean Louis Fournier n’emprunte pas un ton critique, mais plutôt un ton humoristique pour soulever quelques questionnements, qui font sourire le lecteur.
Des jeux de mots, des situations improbables, un Dieu pétri de mauvaise foi, tous les ingrédients sont réunis pour en faire une lecture à la fois légère et agréable, mais aussi intrigante et réflexive !

Disponible au prêt à la Médiathèque protestante !

Semaine du 24 au 30 avril

LA MORT DU ROI TSONGOR DE LAURENT GAUDÉ

A priori, le roman semble nous dépeindre l’image d’une autre guerre de Troyes, où l’amour – devrait-on plutôt dire l’orgueil – d’un seul prince entraîne des milliers d’hommes à la bataille et à la mort, n'hésitant pas à sacrifier de nombreuses vies au profit d'un idéal personnel. Il y aurait donc une opposition très forte entre le tumulte et la cruauté de la guerre et le voyage initiatique et réflexif du fils en marche.

Et pourtant, ces deux dynamiques se rejoignent en ce qu’elles sont toutes les deux des réflexions autour du thème de la fraternité et de la mémoire. Tout comme le texte biblique, le roman semble à tout moment poser la question aux personnages – et ainsi au lecteur : « Qu’as-tu fait de ton frère ? ».

A la médiathèque, on a lu La mort du roi Tsongor comme une interrogation sur la fraternité et sur l’autre où l’on s’aperçoit que, loin d’être d’un pessimisme convenu, l’histoire qui se déroule devant nous est avant tout le fruit d’une démarche humaniste.

 

Semaine du 10 au 17 avril

LE SEPTIEME JOUR de Yu Hua

Avec un titre qui fait aussi explicitement référence à la création de la Genèse et sa couverture exquise et mystérieuse, ce roman traduit de l’auteur chinois Yu Hua m’a intriguée. Je n’ai pas été déçue. Il se déploie en effet sur sept jours pendant lesquels la mémoire de Yank Fei, le narrateur, voyage au gré de ses souvenirs, de ses regrets, de ses amours.
Yang Fei est mort, il découvre petit à petit pourquoi et comment il est mort (une explosion dans des circonstances que je ne vous raconterai pas) et déambule en toute quiétude dans un paisible entre-deux.
Trois niveaux de lecture se croisent et font tout l’intérêt de ce roman.
On y découvre le fonctionnement de la société chinoise contemporaine au pouvoir arrogant et brutal. Sans pathos, sans jugement, dans une description implacable des faits. On y devine une réflexion sur le processus de deuil, le deuil de ceux qui nous ont quittés, le deuil de ceux qui nous survivront, mais aussi le deuil de soi-même, quand il faut petit à petit vivre avec des pertes successives de celui/celle qu’on a été.
Et enfin, j’y ai trouvé de belles images de l’au-delà, ce que l’on nomme plus ou moins pudiquement le ciel, ou l’après-mort, et qui reste de toute façon si mystérieux et indicible que seul l’art - la littérature, le cinéma, le théâtre, la peinture, la sculpture, … - peut s’essayer à l’évoquer.
Le septième jour de Yu Hua, aux éditions Actes Sud, est bien sûr disponible au prêt à la médiathèque protestante, au rayon littérature.

 

Semaine du 27 mars au 2 avril

Autour de la fin de vie: Derniers fragments d'un long voyage - La Mort intime - Croire aux forces de l'esprit

Pas très inspirant le thème de la fin de vie… quoique. Comme dirait François Cheng, dans ses méditations sur la mort – autrement dit sur la vie – le fait que nos jours sont comptés ne les rend-ils pas d’autant plus précieux ? Dès lors s’amorce une double réflexion autour de « l’après » la mort mais aussi, et surtout, une réflexion autour de l’avant et du maintenant, de la vie vécue : « Ce n’est pas la foi, mais l’épaisseur de vie que l’on a derrière soir qui permet de s’abandonner dans les bras de la mort. » dit Marie de Hennezel dans La Mort intime. Quelle place pour la foi alors dans le moment charnière qu’est la fin de vie ? Que ce soit à travers les yeux de la psychologue clinicienne Marie de Hennezel ou à travers ceux de la patiente Christiane Singer, des éléments de réponses sont donnés avec d’autres réflexions où la lumière est portée sur ce qu’il y a de « vie » dans la « fin de vie ».
A lire pour soi ou pour les autres, des ouvrages utiles pour mener une réflexion en temps de Carême !

Retrouvez ces ouvrages et bien d’autres encore sur le vieillissement, la maladie et la fin de vie dans notre rayon « Théologie pratique ».

Semaine du 13 au 19 mars

Martin Winckler: "Les Brutes en blanc" : de la maltraitance médicale en France

Un ouvrage à toutes fins utiles, pour les étudiants de médecine comme pour les médecins, pour les patients comme pour leurs proches.

Martin Winckler, après avoir exercé la médecine générale en France pendant vingt-cinq ans, nous livre cet ouvrage sans concessions, établissant point par point les différentes violences à l’œuvre aussi bien dans le rapport médecin-patient qu’à l’intérieur même du corps médical (un chapitre est d’ailleurs consacré à « La maltraitance institutionnelle »).

Après avoir rappelé ce que veut dire le mot « soigner », Martin Winckler établit un diagnostic sans appel, qui se concentre dans un premier temps sur le constat de la maltraitance médicale en France aujourd’hui pour en donner une définition et des exemples précis. Dans un deuxième temps, l’ancien médecin maintenant professeur de médecine à l’université, se concentre sur les origines de telles violences afin de pouvoir mieux les combattre. Loin de se contenter d’un constat alarmiste du monde médical actuel, cet ouvrage donne, dans une dernière partie, des solutions à des cas pratiques de maltraitance.

À la fin du livre, on trouve même des ressources utiles à tous, patients comme futurs diplômés, dont des adresses d’associations d’aide, des liens utiles vers des sites internet et des références légales sur le droit des patients.

Semaine du 27 février au 5 mars

Le rayon littérature et spiritualité s'élargit !

Sur les conseils de professeurs de la Faculté de théologie protestante de Strasbourg, de nombreux romans ont trouvé leur place à la médiathèque protestante ! Tous ont en commun d’aborder ou de puiser dans un imaginaire chrétien, spirituel ou religieux. De belles découvertes en perspectives !
Quelques exemples…

- J. R. Dos Santos, « L’ultime secret du Christ » : Réalité historique et intrigue policière se mêlent avec grande intelligence…
- Eduardo Mendoza, « Les aventures miraculeuses de Pomponius Flatus » : Au premier siècle de notre ère, Pomponius Flatus entreprend un voyage aux confins de l'Empire romain à la recherche d'eaux miraculeuses. A Nazareth, le charpentier du village, accusé du meurtre d'un riche citoyen, est condamné à mort. Le fils du charpentier, un enfant charmant mais quelque peu étrange, supplie Pomponius, de mener l'enquête...

- Arto Paasilinna, « Le bestial serviteur du pasteur Huuskone » : le pasteur Oskar Huuskonen traverse une mauvaise passe. Son mariage bat de l'aile, sa foi vacille, ses prêches peu conformes aux canons de l'Eglise lui attirent les foudres de ses supérieurs… Comme si cela ne suffisait pas, ses ouailles décident de lui offrir pour son anniversaire un ourson qui vient de perdre sa mère. La vie d'Oskar Huuskonen bascule. Avec son ourson, il entreprend un long périple en quête d'un sens à son existence.

- Henry Bauchau, « Déluge » : Peindre le Déluge – et peut-être le livrer aux flammes –, tel est le grand œuvre que projette désormais Florian, peintre vieillissant, instable, réputé fou et pyromane. L’art et la folie, le rêve et le délire, la vulnérabilité et l’inépuisable nécessité de créer, tels sont quelques-uns des chemins qu’Henry Bauchau propose à notre réflexion, et qu’il illumine d’une écriture aussi profonde que d’une magnifique fluidité.

Tous ces ouvrages sont disponibles au prêt à la médiathèque protestante !

Semaine du 13 au 19 février

PORTES OUVERTES A… MARTIN LUTHER

Vous cherchez des idées pour habiller les murs de votre église durant quelques semaines ? Mais surtout pour parler de la Réforme avec un outil contemporain ? Nous avons peut-être ce qu'il vous faut...

C’est une expo en 12 panneaux réalisée par l’EPUDF du Sud-Ouest. Une belle réalisation, tout public, idéale pour une église pas trop vaste.

Deux panneaux traitent de l’évolution de la pensée de Luther ; dix développent les grandes avancées de la Réforme. Le langage est clair, accessible, complété par des photos et, sur chaque panneau, un dessin humoristique inédit. Parmi les thématiques retenues citons : l’éducation, le rapport aux femmes, la foi, la lecture de la Bible, l’individualisme, la conversion, le mariage, la sexualité, la musique, le travail, l'architecture.

Les plus curieux peuvent aller plus loin dans leur découverte de Luther grâce au livret qui accompagne l’exposition. Ce livret permet aussi de préparer des visites guidées, des tables rondes, des travail en groupe paroissiaux à partir de l’exposition…


L’exposition est disponible au prêt à la Médiathèque protestante. Coût ? C’est gratuit si vous êtes adhérent (et alors il vous en coûte pour un an 7,50 € pour une inscription individuelle, 15 € pour une inscription collective !)

Semaine du 30 janvier au 5 février

DEUX ALBUMS PRIMES PAR LE JURY OECUMENIQUE DU FESTIVAL D’ANGOULEME

Macaronis ! et Manouches ont tous deux été distingués par le jury œcuménique du Festival d’Angoulême qui s’est ouvert le 26 janvier dernier.

Deux albums « très puissants, selon l’hebdomadaire Réforme, qui disent la discrimination au travers de la vie de deux hommes âgés ». Le premier revient sur les souvenirs de ces Italiens qui ont fui leur pays au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et se sont réfugiés en Belgique où ils ont connu l’enfer des mines de charbon. Le second évoque l’histoire terrible des Tziganes, depuis leur extermination par les Nazis jusqu’aux difficultés rencontrées encore aujourd’hui dans notre pays.

Le dossier de presse accompagnant la remise de prix est disponible sur ce lien.

La Médiathèque protestante a commandé ces deux BD. Elles seront très bientôt disponibles au prêt !

Semaine du 16 au 22 janvier

"L'arbre rouge" de Shaun Tan.

Vous n’avez que trois minutes à vous aujourd’hui tant vous êtes débordé ?
Vous disposez d’un temps infini car votre journée et votre cœur sont sans programme et que de toute façon vous n’avez envie de rien ?
Alors cet ouvrage est fait pour vous.

Sa poésie et sa virtuosité graphique sont remarquables. En peu de mots et grâce à des illustrations prodigieuses, l’artiste plonge au plus profond de nos malaises et nous ouvre à l’inespéré.
Cet album a eu le prix international de littérature jeunesse en 2011, mais il n’est pas réservé aux enfants, loin de là.
A lire seul dans son coin, à l’abri dans son cocon. Ou avec un enfant chagrin, l’homme ou la femme qu’on aime, des ados au KT pour une pause délicieuse... Et pourquoi pas en introduction d’une séance de conseil presbytéral. Essayez, vous allez les étonner…

Le premier coup de coeur de l'année 2017 !

"Citrus", une revue illustrée vitaminée pour commencer l’année !

Un collectif d’écrivains, de rédacteurs, de professeurs, de philosophes, d’illustrateurs, d’artiste pour une revue acidulée qui traite de choses sérieuses avec légèreté, et de choses légères avec sérieux. Quelque 210 pages pleines de vitamine C dont nous avons particulièrement apprécié le quatrième numéro de la revue autour de « Dieu ». Un patchwork éclectique traitant de questions de spiritualité, de culture et de visions de Dieu ponctué par de très belles illustrations de divers dessinateurs.
De la BD à la nouvelle, du reportage sur des rappeurs évangéliques à l’étude sociologique sur les jeunes qui s’engagent en religion, la revue part d’une volonté à la foi modeste et honnête qui est simplement de « parler de Dieu sans faire polémique ».
Programme qui semble une gageure, mais ce tour du monde des horizons spirituels semble avoir réussi sa mission !

Semaine du 12 au 18 décembre 2016

« L’incroyable voyage du lutin parapluie » de Laurence Fouchier-Tartar, illustré par Anne Defréville

La tolérance religieuse accessible à partir de 3-4 ans publié par Olivétan !

C’est l’histoire d’un lutin qui pensait avoir Dieu à lui seul, enfermé dans sa poche. Mais, un jour de grand vent, son mouchoir rouge s’envole, et Dieu avec ! Le lutin part donc à la recherche de ce qu’il a perdu et rencontre en chemin de nombreux personnages qui connaissent tous Dieu par des moyens très divers. Au fil de ces rencontres, il confronte sa vision de Dieu à celle des autres et apprend à décentrer sa vision unique.
Un album où la beauté du conte s’associe à la légèreté des aquarelles de Anne Defréville. Ce parfait cadeau pour les petits est accompagné d’un CD avec les voix de Gérard Rouzier et Laurence Fouchier-Tartar !

Semaine du 28 novembre au 4 décembre 2016

"LES NOËLS DE LA VIE", DE RICHARD GOSSIN

« Aucune philosophie, aucune analyse, aucun aphorisme, aussi profonds qu'ils soient ne peuvent se comparer en intensité, en plénitude de sens, avec une histoire bien racontée… » disait la philosophe Hannah Arendt. C’est pourquoi il est si bon de lire des livres, pour soi, pour les autres, pour les enfants, pour tous les publics…

Pour Noël, le conteur théologien Richard Gossin nous offre un nouveaux recueil de contes. Ne vous fiez pas à la couverture, particulièrement ringarde (quel dommage, il y a tant de belles photos libres de droits…), et butinez pour y trouver votre bonheur. Certains textes ont déjà été publiés dans d’autres ouvrages, mais beaucoup sont inédits. Il y a en des longs, des courts, des drôles, des pittoresques, des plus « théologiques » ou bibliques.

J’ai particulièrement aimé celui du Tout-Puissant et de l’Au-delà, et celui du caillou blanc et de la Femmes aux pierres précieuses… Et vous ?

Semaine du 14 au 20 Novembre 2016

"L'intranquillité" de Marion Muller-Colard – le mouvement contre l’enlisement.

Le mouvement, c’est d’abord celui de l’esprit, comme un combat contre l’immobilité. Se nourrissant tantôt de sa propre expérience, tantôt des grands classiques ou en puisant dans l’Evangile, l’auteure du prix Ecritures & Spiritualités 2015 nous propose un nouvel ouvrage où l’on se perd volontiers pour s’interroger soi-même au gré des questionnements de l’écrivain. Jalonné de récits autobiographiques et de citations qui sont comme des bornes dans un monde soudain vacillant, Marion Muller-Colard nous montre dans son essai qu’accepter de se perdre est déjà une façon de se trouver.

« Confort est crime, m’a dit la source en son rocher. » Comme semble de suggérer René Char dans ses aphorismes (cité dans l'essai à de nombreuses reprises), la recherche de la vérité n’a de sens qu’au sein d’une « quête » qui ne peut s'effectuer qu'à travers le mouvement: l’écrivaine et théologienne nous fait ainsi part de son expérience et nous accompagne à travers cette si chère "intranquilité"...

SEMAINE DU 31 OCTOBRE AU 6 NOVEMBRE 2016

"Ils changement le monde", de Marie-Hélène de Cherisey

Un petit recueil d’expériences solidaires pour aider les plus jeunes à s’engager !

Quoi de mieux pour rassembler des anonymes et des personnalités éminentes que les pages d’un livre et une conviction commune, celle que le monde peut être changé. Au détour des pages, de petits portraits sont esquissés, ce sont ceux de grandes figures de la paix telles que Aung San Suu Kyi ou Nelson Mandela, ou de personnalités moins connues (rendues illustres par ce livre illustré) comme William Kamkwamba.

« On peut admirer des vestes cintrées, de longs pantalons fluides, des drapés jetés sur l’épaule, des jupes ajustées… Chacune de ces créations est un hymne à l’Afrique, car elle en porte les couleurs. […] Pour cela, elle puise dans le savoir-faire des différentes ethnies de son pays. » A l’échelle d’un continent comme la couturière Collé Sow Ardo ou à celui d’un bus scolaire, les initiatives sont nombreuses pour s'engager au service de tous, dans un ouvrage où les prix Nobel croisent les anonymes, ce livre, qui recueille 70 histoires vraies, montre aux jeunes que l’avenir, c’est eux !
 

Un ouvrage utile aux catéchètes et aux aumôniers, disponible à la médiathèque protestante !

Semaine du 17 au 23 Octobre 2016

Juste la fin du monde

Le prix œcuménique de Cannes 2016 revisite la parabole du fils prodigue.

Après douze ans d’absence, Louis, le jeune fils devenu un auteur célèbre, revient dans sa famille pour leur annoncer sa mort prochaine. Qu’est-ce qui a donc poussé le Jury œcuménique du dernier Festival de Cannes à primer un film aussi étrange et dérangeant ? Probablement la beauté des images – des gros plans sur les visages qui expriment la tendresse que l’on ne sait pas dire avec des mots. Sans doute aussi la vérité et l’universalité du propos – le silence et les non-dits, les phrases inachevées, la bêtise, l’agressivité parfois, qui habitent de temps en temps toutes les familles du monde, même les plus « parfaites ».
Xavier Dolan revisite l’histoire du fils prodigue à sa façon. C’est à la fois triste, grave et beau.

Juste la fin du monde, film franco-canadien de Xavier Dolan, avec Gaspard Ulliel, Nathalie Baye, Marion Cotillard, Lea Seydoux et Vincent Cassel, 97 minutes, Grand prix du Jury et Prix du Jury œcuménique du Festival de Cannes 2016.

Semaine du 3 au 9 Octobre 2016

L’homme qui plantait des arbres : Un hymne à la vie.

Sur les monts de la vallée de la Durance, un jeune homme marche. Il rencontre un berger, Elzéard Bouffier, qui, depuis plusieurs années, plante inlassablement des arbres, sans se soucier des guerres, des hommes et du temps. Petit à petit, dans la lande où ne soufflait qu’un vent de désolation pousse un nouvel Eden.
C’est grâce au dessin où, plus que jamais, homme et texte ne font qu’un, que Frédéric Back a remporté en 1987 l’oscar du meilleur film d’animation. Porté par la voix de Philippe Noiret, le dessinateur esquisse un monde débarrassé du superflu, où le planteur d’arbres, proche du monde ascétique, est aussi guide spirituel : « C’était un athlète de Dieu ».Un DVD où l’œuvre commune d’un écrivain et d’un cinéaste restaure la confiance en l’homme et prône le repentir par le beau.
L'homme qui plantait des arbres, un film de Frédéric BACK d’après le texte de Jean GIONO avec la voix de Philippe NOIRET, 1987, 30min.

Semaine du 19 au 25 Septembre

Demain – Partout dans le monde, des solutions existent

Le DVD de Mélanie Laurent et Cyril Dion, un outil pour aborder les questions climatiques en paroisse.

Un an après la COP21, après la marche pour le climat organisée par l’UEPAL et ses partenaires transfrontaliers, qu’en est-il de notre engagement de chrétiens pour lutter contre le réchauffement climatique ? Demain, est un film documentaire vivant et bien argumenté qui donne de l’espoir et raconte les multitudes d’initiatives existant déjà aux quatre coins du monde.
Un outil pour aborder ces questions dans le cadre d’un groupe paroissial, sans culpabilité, mais en questionnant notre responsabilité.
Demain, un film de Cyril Dion et Mélanie Laurent, 1h55. En bonus, 27 minutes de suppléments pour tout découvrir sur le monde de demain.

Semaine du 1er au 7 mai

PHILOSOPHER ET MEDITER AVEC LES ENFANTS

Pourquoi ne commencer la philosophie qu’en classe de terminale ? s’interroge Frédéric Lenoir dans ce petit essai. Selon lui, cette discipline a beaucoup à apporter aux enfants et pas simplement sous forme d’apprentissage de théories, mais plus simplement sous forme de questionnements. Reprenant les termes de Montaigne, il rappelle qu’il est préférable de former des têtes bien faites plutôt que des têtes bien pleines et que la philosophie contribue à ce développement.
La culture du débat et du questionnement étant une des marques génétiques du protestantisme, à la médiathèque nous avons beaucoup apprécié cet ouvrage ! Frédéric Lenoir ne se contente pas de donner une opinion mais il offre avec simplicité les clés pour organiser des ateliers philosophiques auprès des plus jeunes. Après avoir sillonné le monde francophone en organisant ses propres ateliers de philosophie, son livre est l’occasion d’un partage d’expérience et s’adresse à tout ceux qui peuvent être en contact d’un jeune public : enseignants, animateurs, ... mais aussi parents.
Le petit + : un CD d’exercices de méditation pour enfants accompagne le livre, une bonne mise en condition pour aborder les questionnements philosophiques !

semaine du 17 au 23 avril

Le vent de la réforme

Il s’agit du catalogue d’une exposition présentée à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
« Le vent de la réforme », un titre qui reflète bien la bourrasque que Luther a précipitée sur la chrétienté avec la publication de ses 95 thèses en 1517. 500 ans plus tard, le moment est bien choisi pour revenir sur ces événements et sur les transformations de la vie religieuse et sociétales liées à l’émergence du protestantisme.
Pour monter cette exposition, la BNU s’est donné les moyens de réunir dans ses locaux de véritables trésors du patrimoine écrit, parmi lesquels un des exemplaires de la première Bible imprimée par Gutenberg en 1454, la fameuse Bible à 42 lignes. En plus de ces objets rares, l’exposition est aussi remarquable par sa lisibilité. Une première partie sur la vie religieuse avant la Réforme permet de remettre en contexte les éléments développés par la suite : les thèses de Luther et leur diffusion en Europe. L’exposition fait aussi le point sur deux autres sujets qui éveillent la curiosité : le rôle de la musique dans la réforme, et l’enseignement de la Bible de Luther.
L’exposition est encore visible à la BNU jusqu’au 5 aout 2017, mais la catalogue d’exposition disponible à la médiathèque protestante permet d’en retrouver tous les éléments. Il offre un vrai panorama de l’histoire de la Réforme, mis en perspective par de nombreuses photographies mettant à l’honneur le patrimoine écrit.

 

Semaine du 3 au 9 avril

DES CONTES POUR BIEN GRANDIR

En rentrant de l’école, Amir découvre un vieil homme assis par terre, avec un petit chien… J’étais bien seul dans ma maison quand un drôle de bonhomme surgi de nulle part me dit : « Pourquoi caches-tu cette pierre précieuse dans ta cheminée ? »
Cette série de narrations part toujours d’un verset biblique pour aborder les grandes questions de la vie avec les enfants : la liberté, la générosité, l’estime de soi, le bonheur... Je connais des familles qui offrent des cadeaux à leurs enfants (ou petits-enfants ou filleul-les) pour Pâques parce qu’elles estiment que c’est une fête au moins aussi importante que celle de Noël. A côté des lapins et des œufs, ces petits livres délicatement illustrés et au prix très doux (9 €) pourraient devenir de jolis cadeaux

Semaine du 20 au 26 mars

QUI ES-TU MONSIEUR LULU ?

Eh oui, les minots aussi ont droit à leur livre sur Martin Luther, avec un brin de familiarité puisqu’ils l’ont surnommé Monsieur Lulu. Les deux enfants, Théo et Popette, découvre le fameux Luther en Playmobil (record des ventes !) dans une valisette pleine de personnages. L’occasion de faire la différence entre un personnage imaginaire et historique et de découvrir la portée concrète du message de la grâce (l’amour, ça ne s’achète pas, ça se reçoit…)
Dans cette collection éditée par Olivetan, on retrouve Théo et Popette qui abordent les grands sujets interrogeant les enfants. A chaque fois une histoire, des questions et un texte bibliques proposent aux petits et aux grands se s’arrêter pour discuter « théologie ».


Qui es-tu Monsieur Lulu, un album disponible au prêt à la Médiathèque protestante de Strasbourg, comme d’autres titres de la collection : Moi aussi je veux un cadeau ! (l’envie) ; La mort, c’est pour longtemps ? (la mort et la vie) ; Encore une minute ! (les jeux vidéo et l’ennui)…

Semaine du 6 au 12 mars 2017

"Painting Luther", spectacle de La Compagnie de la Marelle.

La Compagnie La Marelle fait sa tournée en Alsace, une occasion de découvrir Martin Luther avec les élèves de collèges et les lycées !

Giulietta est une peintre dont la carrière n’a jamais véritablement décollé. Elle vit en copiant les grandes oeuvres des peintres italiens.
Un jour, elle reçoit une demande originale d’un pasteur : copier le fameux tableau de Cranach représentant Martin Luther. Elle se met au travail.
Tout se déroule normalement, jusqu’au moment où son Martin Luther « sort » du tableau… très énervé. Il explique alors à Giulietta que la Réforme est plus à vivre qu’à célébrer, plus à réinventer qu’à répéter et que bien avant d’être une époque de l’histoire, c’est un état d’esprit…

Semaine du 20 au 26 février

La Bible dans les littératures du monde, sous la direction de Sylvie Parizet.
 

En octobre 2016 a paru aux éditions du Cerf cet ouvrage en deux volumes, qui s’imposera bientôt comme un nouvel ouvrage de référence pour tous ceux qui souhaitent s’informer sur le rôle que joue la Bible dans la création littéraire d’hier et d’aujourd’hui.

C’est une gageure que de faire tenir en deux volumes de quelques 1200 pages chacun les occurrences du texte biblique dans la littérature mondiale. Conscient de ne jamais pouvoir l’atteindre, cet œuvre collective tend néanmoins à une exhaustivité salutaire pour qui recherche ou cherche à se perdre dans les innombrables références au Livre des livres à travers les âges. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « 400 spécialistes de 40 pays, 2 500 pages, 700 entrées, 40 notices d'écrivains, 200 synthèses de nations, régions, aires culturelles, 50 articles de personnages et épisodes bibliques, 7 000 entrées d'index, 1 table scripturale ».

Nous avons papillonné dans ce livre comme on déambule dans une bibliothèque, butinant çà et là les références et les idées de lectures, cherchant aux détours des pages quelque nectar qui saura nourrir notre imaginaire littéraire et notre vie spirituelle. D’autres, plus sérieux, s’en serviront comme véritable dictionnaire à toutes recherches utiles, à vous d’en faire maintenant bon usage !

Semaine du 6 au 12 février

SECRETS ET MENSONGES, un film de Mike Leigh.

On n’adore que Dieu, certes, mais j’adore quand même Mike Leigh, et les réalisateurs anglais de son espèce, Ken Loach, Stephen Frears, entre autre… ! Ils ont en effet le talent de raconter des histoires avec brio, de s’engager en faveur des plus démunis sans tomber dans le misérabilisme, le tout avec un humour british qui me fait beaucoup rire. A la suite du décès de sa mère adoptive, Hortense, une jeune femme noire de 27 ans, décide de retrouver sa mère biologique. Elle est bouleversée quand elle découvre que sa mère a une autre fille et qu’elle n’a jamais parlé à qui que ce soit de l’abandon de son premier enfant. Malgré tout ce qui les sépare (le milieu social, les habitudes de vie, le vocabulaire…) une relation de confiance et d’amour va se tisser peu à peu. Les acteurs sont formidables, ils ont un accent à couper au couteau et la caméra de Mike Leigh pose sur chacun des personnages un regard de tendresse. Secrets et mensonges a obtenu la Palme d’or à Cannes en 1995 mais aussi le Prix du jury œcuménique. Pas étonnant : cette histoire d’un secret de famille révélé qui fait l’effet d’une bombe libératrice est tout simplement magnifique.

Semaine du 23 au 29 janvier

Vu de Pro-Fil, des fiches cinéma et guides de l'animateur cinéphile !

Une animation en classe ? Une projection lors de l’école du dimanche ? Un débat pour un club du troisième âge ?
Vous trouverez tous les outils dont vous avez besoin avec l’association Pro-Fil (à comprendre, « protestant et filmophile » aussi bien que « promouvoir des films »), qui publie chaque saison une revue dans laquelle vous pourrez trouver des fiches pour vous guider et vous proposer des pistes de réflexion autour d’une œuvre cinématographique.

Qu’ils soient actuellement dans les salles ou abordés de façon rétrospective, les films dont il est question dans cette revue contiennent tous un rapport à la religion ou la spiritualité, et c’est bien cette face qui est mise en lumière dans chacun des trente numéros de la revue.

En plus du format papier, vous pourrez découvrir des centaines de fiches actualisées au fil des sorties (plus de quarante au courant de la saison passée !) sur le site internet de l’association : Cliquez ici
 

En groupe ou pour soi, ces outils et pistes de réflexions sont à découvrir avec la revue Pro-Fil, disponible à la médiathèque protestante !

Semaine du 9 au 15 janvier 2017

"Vivre, croire et aimer : la beauté cachée dans nos vies" de Martin Steffens.

Un livre pour faire peau neuve en ce début d'année !

Un bien ambitieux programme que nous propose Martin Steffens à travers le titre de son nouvel ouvrage. Il nous a pourtant semblé que ce petit bout de pages réussit bien à (ré)enchanter notre quotidien en faisant notamment appel à des citations d'auteur, des contes et des récits tirés de l'expérience de l'écrivain.

« C’est le rire cristallin des enfants, la mélopée des oiseaux, le rythme syncopé de la pluie sur le toit : c’est la vie elle-même qui est musique. »
Plein de poésie et d'optimisme, ce recueil de pensées à destination de tous rapprochera tout le monde autour d'une aspiration commune à la beauté qui se cache dans notre quotidien !

Semaine du 19 au 25 décembre 2016

"T'es où ?" : Des ados parlent de Dieu

Des paroles de jeunes qui nous ramènent à l’essentiel.

Agnès Charlemagne nous fait entrer avec son ouvrage « T’es où ? - Des ados parlent de Dieu », paru en 2015 aux éditions Salvator, dans son expérience auprès et avec des adolescents d’un collège privé qu’elle a conviés à s’interroger sur l’essentiel.
Elle nous livre à la fois les éléments de la méthode qui a permis l’émergence de la parole des adolescents et ces paroles regroupées par thèmes.
Agnès Charlemagne les a fait écrire après les avoir aidés à accoucher de ce qui les habite sur des thématiques aussi diverses que la vérité, l’amour ou la vie, la confiance, le mal, les croyances, etc. Le résultat est un miracle pour le lecteur ; miracle de lire à son tour ces petites pépites qui sous la forme interrogative ou affirmative le convie à revenir lui aussi à l’essentiel.
Ces centaines de paroles d’ados comme celle de Jennifer « A quoi ça sert d’avoir une âme si on ne lui parle jamais ? », ou de Lauréna « La seule preuve du mystère que Dieu existe est de chercher toujours » peuvent devenir une aide précieuse dans les groupes d’ados que nous animons : au caté, en camp…

Edith Tartar Goddet, psycho-sociologue, présidente de l’AP2E, association protestante pour l’éducation et l’enseignement.

Semaine du 5 au 11 décembre 2016

"La fille de Brest", un film d'Emmanuelle Bercot
 

C’est un peu l'histoire de David et Goliath, le combat du pot de terre contre le pot de fer.

La fille de Brest raconte la bataille menée par le docteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, contre le laboratoire Servier dans le fameux scandale du Médiator. Construit comme un polar, ce film fait du bien car il montre que l'investissement tenace pour que gagne la vérité et que le tort aux victimes soit reconnu n'est pas toujours vain. Irène Frachon a essuyé ragots et insultes mais a tenu bon en raison de son humanisme et de son éthique protestante. L'actrice Sidse Babett Knudsen (notamment connue pour son rôle phare dans la série danoise "Borgen") qui incarne la médecin s'est liée d'amitié avec Irène Frachon, devenue conseiller technique sur le scénario.

Sur l'affiche, on voit la star danoise porter la croix huguenote, bijou personnel que lui a prêté la docteur breton. Dans l'excellent article de l'hebdomadaire Réforme sur le film, Irène Frachon rend hommage à ses deux grands-pères, dont l'un lui avait dit : « Devant un carrefour, choisis le chemin le plus difficile. » Dont acte.

Semaine du 21 au 27 novembre 2016

CHEMINS D’AVENT 2016, JEAN-MARIE HUMEAU

Ces « chemins d’Avent », c’est une institution depuis des années. Et un outil bien utile – décliné pour adultes et pour enfants – pour cheminer vers Noël en donnant du sens à l’attente et aux journées qui s’égrènent jusqu’au jour J.

Chaque jour de la semaine, plusieurs textes bibliques, dont un extrait court, sont mis en exergue. Quelques lignes aident ensuite à approfondir cet extrait afin de le méditer, le « mâcher » comme disent les Pères de l’Eglise, le prier tout au long de la journée. Enfin, une prière qui peut devenir le point de départ d’une prière personnelle. Chaque dimanche, un texte plus long est offert, qui tourne autour d’une grande figure biblique (Elisabeth, Balaam, Anne…)
C’est parfois très classique, parfois plus surprenant. Comme notre quotidien en somme. Les (bonnes) surprises se révèlent souvent dans la répétition et la fidélité des jours.

Semaine du 7 au 13 novembre 2016

"Still the water", un film de Naomi Kawase – Réconcilier l’homme et la nature.

Au Japon, sur l’île d’Amami, le récit initiatique de deux adolescents qui se confrontent à la vie et la mort, à la nature et au sacré. Alors que Kyoko accompagne sa mère chamane dans ses derniers jours, Kaito, quant à lui, cherche ses marques dans un monde qui semble ne pas lui laisser de place.

Que ce soit dans les bourrasques d’un typhon qui balaye la côte ou sous les branches d’un banian quatre fois centenaire, la nature se manifeste dans sa dualité, à la fois belle et terrible, cruelle et douce. Les deux personnages principaux sont tour à tour bercés puis bousculés entre la vie et la mort, entre mémoire et transmission. Dans un film où l’«ici » est une manifestation de l’ «au-delà », le spirituel intervient partout.

Un film calme et apaisant, qui réconcilie l’homme et la nature et interroge notre rapport à l’environnement et à la spiritualité pendant cette semaine d’ouverture de la Cop 22 à Marrakech.

Semaine du 24 au 30 Octobre 2016

Petit manuel pour une Laïcité apaisée par Jean Baubérot et le Cercle des enseignant.e.s laïques.


A l’usage des profs, des élèves et de leurs parents.

Un manuel pratique et clair pour parler de la laïcité aujourd’hui au plus près des débats sociétaux actuels et pourtant infiniment éloigné de la manière parfois troublée dont ces débats sont abordés. Deux grandes parties du livre, l’une « Analyses » et l’autre « Pratiques », se subdivisent en de multiples questions telles que « La laïcité à l’école est-elle une exception française ? », « Pourquoi l’islam est-il au centre des débats contemporains sur la laïcité ? », ou encore « Comment enseigner la laïcité ? ». Pour enseigner ou se renseigner, un indispensable de 2016…

semaine du 10 au 16 Octobre 2016

Là où vont nos pères de Shaun TAN: L’exil ou le réapprentissage de l’autre.
 

« Pourquoi tant d’hommes et de femmes sont-ils conduits à tout laisser derrière eux pour partir, seuls, vers un pays mystérieux, un endroit sans famille ni amis, où tout est inconnu et l’avenir incertain ? »

C’est dans une bande dessinée muette, prix du meilleur album à Angoulême en 2008, que se tracent au fil du crayon des portraits d’exilés, de réfugiés, un bel hommage à tous les voyageurs qui trouve aujourd’hui une nouvelle actualité. Qu’ils soient réels ou symboliques, le déracinement et l’émigration questionnent les personnages, et à travers eux une part de nous-même, dans une aspiration toujours renouvelée à l’ouverture.

Là où vont nos pères, une bande-dessinée de Shaun TAN, Dargaud, 2007.

Semaine du 26 septembre au 2 octobre

Richard GOSSIN - L'enfant théologien, Godly Play: une pédagogie de l'imaginaire

Jouer avec Dieu, une nouvelle pédagogie

Jouer avec Dieu, le terme peut sembler provocant ou désinvolte. Richard Gossin, professeur de théologie pratique, catéchète et conteur, affirme qu’après des siècles de catéchèse chrétienne basée sur le statut de la raison, il est temps de se rappeler que la pensée humaine est duelle : rationnelle et symbolique. Selon « Godly Play – l’enfant théologien », la nouvelle méthode qu’il défend, l'imaginaire n'est pas forcément un animal dangereux et incontrôlable à tenir en laisse. Il ouvre au contraire des portes insoupçonnées.
« Dans Godly Play, on n’invite pas les enfants à jouer à n’importe quoi, mais à jouer avec le langage de Dieu et du peuple de Dieu – nos récits bibliques, nos paraboles, nos actes liturgiques et nos silences. Par l'entremise de ce langage puissant, par la quête spirituelle qui commence dans l'émerveillement et grâce à la communauté des joueurs réunis, nous entendons la plus profonde des invitations : celle de venir jouer avec Dieu. » Découvrez une méthode catéchétique qui renverse nos présupposés !


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